
(amour inaccessible... à portée de main / Tableau sans titre et auteur inconnu)
Inutile de vous dire que certains événements tragiques, ces derniers jours, et particulièrement le départ précipité et inattendu de l’inoubliable Chems Zinoun, m’ont sérieusement sonné. D’ailleurs, je n’ai pas encore retrouvé tous mes esprits. Pourtant, c’est vrai, la vie va et doit continuer. Pour me changer un peu les idées, je suis allé faire un tour chez certains de mes amis de la blogomonde. Et, comme je le fais assez souvent, je suis allé jeté un coup d’œil sur le blog incomparable de Lynn (http://merebleue.blogspot.com/), la grande et belle magicienne du verbe et du vers, et ce, malgré son silence insupportable de plus d’un an (son dernier post date, exactement, du Mardi 13 Novembre 2007).Et c’est là que je me suis souvenu d’un de ses textes publié il y a longtemps, sous le titre délicat et chaleureux : « Attente au coin du feu… ». J’avais trouvé ce texte tellement magnifique que j’avais poussé l’outrecuidance et l’insolence, moi le jongleur si maladroit et l’« écrieur » si peu inspiré, jusqu’à en imaginer une suite… sous forme de commentaire. Et un miracle survint : la grande Lynn s’est prêtée au jeu et… a pris la suite. Aussitôt après m’en être délecté, j’ai fait de même. Elle répliqua aussitôt, toujours avec la même poésie, la même frénésie et le même talent. Et puis, par paresse conjoncturelle, ou par reconnaissance d’une trop grande infériorité par rapport à elle, je me suis arrêté. Avec mon espoir à peine dissimilé et sa promesse révélée de reprendre un jour, peut-être dès demain, ce récit inédit et improvisé un jour, à deux mains.
Aujourd’hui, je suis allé fouiner dans ses affaires, et je l’ai retrouvé, dans ses archives de… Février 2006. J’ai décidé, sans sa permission, (mais je suis sûr qu’elle me l’accorderait) de publier dans son intégralité, avec les erreurs de syntaxe et les maladresses de style, les miennes bien sûr, cette mini saga interrompue, ce bref « duo-logue » suspendu, mené à distance, elle, là-haut, dans les brumes automnales hexagonales et moi, ici bas, sous les rayons chauds en tout temps. Sans commentaire.
(Mise en garde : Texte chaud à lire à petites gorgées)
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